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Un peu d'histoire

Dès le début du siècle un mouvement de résistance à l'artificialisation de l'agriculture se déclare en Autriche, Allemagne et Suisse puis se propage en Australie, Hollande, dans les pays scandinaves et se développe difficilement en France dans les années 60. Après la seconde guerre mondiale, des médencins et agronomes lancent le débat sur une agriculture biologique suite aux constats des maladies et cancers en augmentation. Mais ce n'est qu'en 1962 que le Label AB apparait en France avec l'aide de personnalités comme Raoul Lemaire (sélectionneur de céréales), Sean Boucher et André Louis (ingénieurs agronomes). En 1980, la loi d'orientation agricole reconnait enfin une agriculture n'utilisant ni pesticides, ni produits chimiques et son décret d'application du 10 mars 1981 définit les conditions de production de cette agriculture qui ne sera officiellement nommé "agriculture biologique" que 7ans plus tard : le 30 décembre 1988. En 1990, la France est relayée au 10e rang des nations alors qu'elle avait un rôle de leader 10ans plus tôt.

Les principes de l'agriculture biologique

L'agriculture biologique est un mode de production exigeant des compétences très techniques et des connaissances approfondies de la nature. Elle doit suivre des règles rigoureuses définies par un cahier des charges homologué répondant aux exigences du règlement européen en vigueur, contrôlé et certifié par un organisme agréé.

Voici le cahier des charges :

L'agriculture biologique...

  • Respecte les cycles des saisons et les caractéristiques des terroirs.

  • Récolte les végétaux à maturité pour optimiser leurs qualités gustatives et nutritonnelles.

  • Protège la diversité de la faune et de la flore et pratique les cultures associées pour un meilleur équilibre des écosystèmes.

  • N'utilise que des fertilisants naturels.

  • Favorise l'action des prédateurs naturels contre les parasites.

  • N'emploie pour les traitements que des substances naturelles, soit organiques (extraits de plantes), soit minérales (soufre, cuivre, etc...).

  • Ne pratique que le désherbage mécanique, thermique ou manuel, à l'exclusion de tout herbicide de synthèse.

  • Elève les animaux en respectant leurs besoins physiologiques et biologiques et pratique pour les gors animaux ce qu'on appelle "la liaison au sol" (nombre d'unités sur un territoire, en fonction de ses capacités à nourrir et à recycler les excrétions).

Voici les principales exigences que le postulant doit rencontrer afin d'être éligible à la certification :

  • Le postulant doit avoir respecté le cahier des charges durant un minimum de 36 mois avant de faire une demande de certification.

  • L'utilisation d'engrais ou de pesticides chimiques est interdite de même que tout produit transgénique.

  • Pour une ferme en transition, la certification n'est admissible que 36 mois après le dernier usage d'un produit interdit (exemple : engrais chimiques).

  • L'année précédent la demande de certification (2e année de transition) le postulant doit avoir été inspecté.

  • La rotation des cultures est un élément essentiel et obligatoire au mode de production biologique.

  • Une zone tampon de 8m ou un brise-vent adéquat doit protéger les parcelles biologiques des champs de culture conventionnelle.

  • Une bonne gestion de la production est exigé (plan de ferme, cahier de champs ou de troupeau, suivi adminitratif).

■ Un étiquetage stricte a été mis en place, garantissant un produit biologique : celui-çi doit être à 95% biologique pour apparaître avec le Label AB, entre 70% et 93% seuls les ingrédients seront affichés biologiques.

■ La production agricole biologique est répartie inégalement sur la surface du globe comme nous le présente cette carte provenant de la fondation allemande d'agriculture et d'économie présentant les surfaces de terre consacrée à l'agriculture biologique dans le monde.

Et en France...

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L'agriculture biologique correspond parfaitement à l'idée du "développement durable" présent dans tous les programmes institutionnels de la planète.