TPE : L'Agriculture biologique

26 janvier 2008

Introduction

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L'agriculture biologique est un phénomène qui s'est accrut ces dernières années. Dans le cadre de ces travaux personnels encadrés, nous nous demanderons si l'agriculture biologique présente un réel bienfait pour la santé et l'environnement ou si elle est simplement une lubie du consommateur ?

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I)

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Un peu d'histoire

Dès le début du siècle un mouvement de résistance à l'artificialisation de l'agriculture se déclare en Autriche, Allemagne et Suisse puis se propage en Australie, Hollande, dans les pays scandinaves et se développe difficilement en France dans les années 60. Après la seconde guerre mondiale, des médencins et agronomes lancent le débat sur une agriculture biologique suite aux constats des maladies et cancers en augmentation. Mais ce n'est qu'en 1962 que le Label AB apparait en France avec l'aide de personnalités comme Raoul Lemaire (sélectionneur de céréales), Sean Boucher et André Louis (ingénieurs agronomes). En 1980, la loi d'orientation agricole reconnait enfin une agriculture n'utilisant ni pesticides, ni produits chimiques et son décret d'application du 10 mars 1981 définit les conditions de production de cette agriculture qui ne sera officiellement nommé "agriculture biologique" que 7ans plus tard : le 30 décembre 1988. En 1990, la France est relayée au 10e rang des nations alors qu'elle avait un rôle de leader 10ans plus tôt.

Les principes de l'agriculture biologique

L'agriculture biologique est un mode de production exigeant des compétences très techniques et des connaissances approfondies de la nature. Elle doit suivre des règles rigoureuses définies par un cahier des charges homologué répondant aux exigences du règlement européen en vigueur, contrôlé et certifié par un organisme agréé.

Voici le cahier des charges :

L'agriculture biologique...

  • Respecte les cycles des saisons et les caractéristiques des terroirs.

  • Récolte les végétaux à maturité pour optimiser leurs qualités gustatives et nutritonnelles.

  • Protège la diversité de la faune et de la flore et pratique les cultures associées pour un meilleur équilibre des écosystèmes.

  • N'utilise que des fertilisants naturels.

  • Favorise l'action des prédateurs naturels contre les parasites.

  • N'emploie pour les traitements que des substances naturelles, soit organiques (extraits de plantes), soit minérales (soufre, cuivre, etc...).

  • Ne pratique que le désherbage mécanique, thermique ou manuel, à l'exclusion de tout herbicide de synthèse.

  • Elève les animaux en respectant leurs besoins physiologiques et biologiques et pratique pour les gors animaux ce qu'on appelle "la liaison au sol" (nombre d'unités sur un territoire, en fonction de ses capacités à nourrir et à recycler les excrétions).

Voici les principales exigences que le postulant doit rencontrer afin d'être éligible à la certification :

  • Le postulant doit avoir respecté le cahier des charges durant un minimum de 36 mois avant de faire une demande de certification.

  • L'utilisation d'engrais ou de pesticides chimiques est interdite de même que tout produit transgénique.

  • Pour une ferme en transition, la certification n'est admissible que 36 mois après le dernier usage d'un produit interdit (exemple : engrais chimiques).

  • L'année précédent la demande de certification (2e année de transition) le postulant doit avoir été inspecté.

  • La rotation des cultures est un élément essentiel et obligatoire au mode de production biologique.

  • Une zone tampon de 8m ou un brise-vent adéquat doit protéger les parcelles biologiques des champs de culture conventionnelle.

  • Une bonne gestion de la production est exigé (plan de ferme, cahier de champs ou de troupeau, suivi adminitratif).

■ Un étiquetage stricte a été mis en place, garantissant un produit biologique : celui-çi doit être à 95% biologique pour apparaître avec le Label AB, entre 70% et 93% seuls les ingrédients seront affichés biologiques.

■ La production agricole biologique est répartie inégalement sur la surface du globe comme nous le présente cette carte provenant de la fondation allemande d'agriculture et d'économie présentant les surfaces de terre consacrée à l'agriculture biologique dans le monde.

Et en France...

Num_riser

L'agriculture biologique correspond parfaitement à l'idée du "développement durable" présent dans tous les programmes institutionnels de la planète.

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II)

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L'environnement

L'agriculture biologique est une approche innovante qui a pour fondement même le respect de l'environnement grâce à des savoirs et méthodes qui favorisent la mise au point de technologies en accord avec la nature. Mais quels sont les réels bienfaits des techniques de l'agriculture biologique sur l'environnement ?

Précisons pour commencer que l'agriculture conventionnelle pratiquée de nos jours, avec son utilisation systématique de fertilisants et de pesticides en tous genres entraine une pollution considérable des eaux et terres. Le sol n'est plus considéré que comme un vulgair support, l'air est pollué, la biodiversité est perturbée... Ce sont toutes ces raisons qui nous poussent aujourd'hui à nous interroger sur nos techniques agricoles et à s'intéresser justement à de nouvelles techniques.

L'agriculture biologique a pour but d'entretenir les bases de la vie à une époque où les pratiques d'exploitation intensives dégradent peu à peu notre Terre. Les actions directes de l'AB pour préserver l'environnement sont :

  • Le recyclage de matières organiques naturelles par compostage.
    Exemple d'utilisation du compost : L'azote joue un rôle important dans la croissance des plantes. Lors de l'application de compost, les bactéries libèrent lentement l'azote dans le sol, fournissant ainsi leur nourriture aux plantes. Cette méthode évite l'écoulement de l'azote et l'érosion des sols. L'engrais des animaux de la ferme ne s'utilise que pour les plantes capables d'absorber des substances nutritives supplémentaires (p. ex. les choux). L'agriculture biologique ne pollue ni la terre, ni l'eau, ni l'air par le déversement d'excédents de lisier ou d'engrais chimiques.

  • Le système de rotation des cultures afin de maintenir l'équilibre des organismes vivants du sol (bactéries, champignons...). Exemple de cycle :
    1e année : plantes sarclées (betteraves, pommes de terre, légumes divers).
    2e année : céréales (blé, orge, seigle...)
    3e année : céréales secondaires (avoine ou escourgeon) avec culture dérobée de légumineuses ou graminées qui constitueront la prairie temporaire de l'année suivante.
    4e année : prairie dont le foin est récolté pour les réserves d'hiver des animaux
    5e année : pâturage ou jachère pour le repos des sols.

  • L'absence d'engrais chimiques et de pesticides de synthèse, de traitement antibiotique et anti-parasitaire.
    [Au cours du siècle dernier, l'Homme pour se nourrir s'est orienté vers une agriculture intensive : la monoculture sur grandes parcelles. Ces pratiques ont entrainées la prolifération de "ravageurs" ravis de l'apparition de grands espaces pour leurs plantes nourricières].
    En agriculture biologique, nous avons trouvé une solution autre que les molécules chimiques afin de lutter contre les parasites qui n'est autre que l'introduction d'êtres vivants capables de réduire et de contrôler les populations de ravageurs. Elle tend à créer des agrosystèmes équilibrés grâce à la richesse de la faune et non plus grâce à des produits artificiels. Cette technique est la plupart du temps très efficace : exemple de la coccinelle Rodolia qui régule les populations de cochenilles. Cependant elle peut parfois s'avérer risquée : exemple de la coccinelle asiatique multicolore importée en France en 1982 afin de lutter contre plusieurs espèces de pucerons, cette espèce a, par sélection, livré une souche "sédentaire" incapable de voler. Elle a coloniser la Belgique et représente une menace au niveau de la concurence alimentaire, de plus elle s'avère être un véritable prédateurs de larves. D'où l'importance d'une étude approfondie avant l'introduction d'une nouvelle espèce.
    L'agriculture biologique préserve donc la biodiversité, et, grâce à la supression des nuisances liées aux pesticides, ne pollue ni les nappes phréatiques, ni les eaux de surface. Toute la faune bénéficie des bienfaits de l'agriculture biologique.

De plus, l'agriculture biologique, favorable à la relocalisation des productions, évite les flux de marchandises extrèmement polluants et diminue les infrastructures d'extraction de matières premières qui sont également très polluantes.
D'après la Cornell University de New York, l'AB consommerait également 30% d'énergie en moins ainsi que moins d'eau pour un rendement égal à celui de l'agriculture conventionnelle.

La santé

Les aliments issus de l'agriculture biologique sont par définition produits selon des pratiques "respectueuses des équilibres naturels". C'est à dire peu de pesticides, pas d'engrais de synthèse pour les végétaux, interdiction d'utiliser des OGM, un accès au plein air, une nourriture biologique ainsi qu'une limitation des traitements médicamenteux pour les animaux d'élevage.

Pour autant les produits biologiques sont-ils réellement meilleurs pour la santé ?

De nos jours, nombre de médecins déclarent être convaincus du lien entre la santé et l'alimentation, en particulier entre les aliments consommés ces dernières années et la forte augmentation du nombre de cancers. Les méthodes de l'agriculture conventionnelle privilégieraient donc le rendement à la qualité du produit, en préférant utiliser des techniques artificiels ne respectant pas toujours la nature, voir la dégradant. De plus il a été prouvé qu'à forte dose, l'utilisation de pesticides augmentait les risques de cancers et de leucémies.
Les produits issus de l'agriculture biologique, utilisant peu ou pas de pesticides, et produits selon des méthodes plus respectueuses seraient donc meilleurs pour la santé ? Nous constatons que les produits biologiques:

  • contiennent plus de macro-substances et de micro-substances nutritives:
    - moins d'eau, donc plus de substances nutritives (jusqu'à + 25%)
    - plus de minéraux: potassium, magnésium, phosphore, etc. (+ 10 à + 290%)
    - plus de vitamines (par exemple 28% de vitamines C en plus)
    - plus de protéines, et en particulier plus d'acides aminés essentiels (jusqu'à + 25%)

  • contiennent moins de nitrates (substance potentiellement cancérigène se retrouvant en masse dans les cultures conventionnelles de par l'utilisation d'engrais chimiques): jusqu'à - 93%

  • contiennent nettement moins de pesticides et de d'agents contaminateurs

  • n'utilisent pas de colorants, d'aromatisants ou de conservateurs chimiques dans la transformation

    Cependant l'intérêt est plus ou moins négligeable en raison de la quantité consommée : en effet la différence ne serait notable qu'à très grande échelle.
    L'étude menée par l'AFSSA en 2003 concernant les aliments issus de l'agriculture biologique révèle que : 
    "Sous l'angle nutritionnel, nous ne constatons pas véritablement de différence notable avec les fruits et légumes classiques"
    "Quant aux pesticides, on en note une moindre présence dans les aliments issus de l'agriculture biologique cependant de nos jours, les pesticides autorisés en agriculture conventionnelle le sont dans des conditions d'emploi telles que la limite tolérée dans les aliments ne présente aucun dangers pour le consommateur". Les pesticides ne seraient donc réellement dangereux qu'à forte dose, ils le seraient donc pour les agriculteurs exposés à de grandes quantités de pesticides mais pas forcément pour le consommateur.

    Nous pouvons donc supposer que les produits biologiques ne fait que participer de manière positive à une alimentation saine. La consommation de produits biologiques ne garantit pas pour autant une santé optimale. En effet, produits biologiques ou non, tout régime alimentaire peut présenter des carences. Certaines personnes mangent, par exemple, trop peu de légumes et de fruits mais trop de graisses animales (produits laitiers, viande). Finalement, la santé ne tient pas seulement à l'alimentation mais aussi au mode de vie en général (exercice, sommeil, tabac, ...).

  • Posté par tpeagrbio à 22:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]

    III)

    agr

    La part des produits biologiques dans le total des ventes alimentaires dépasse à peine 1%. Cependant le nombre d'entreprises biologiques a augmenté de 13,7% l'année dernière. Et tant la production que la consommation de produits bio vont croissantes. Les supermarchés offrent de plus en plus de produits biologiques dans leurs rayons.

    Sondage :

    Les consommateurs de produits biologiques à blois :

    QUESTIONS : 

    1°) Consommez-vous des produits biologiques ?
    2°) A quelle fréquence ?
    3°) Trouvez-vous ces produits trop chers ?
    4°) Pensez-vous que la consommation de produits biologiques soit meilleur pour la santé ?
    5°) Pensez-vous que ce soit meilleur pour l'environnement ?
     


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    Bilan : Pourcentages :

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    Profil type du consommateur de produits biologiques :

    Sexe : femme
    Age : 35-65 ans
    Profession : cadre/profession libérale
    Ville : habitant généralement dans une grande ville
    Région : Ile-de-France/Côte méditerranéenne

    Ses motivations :

    Pourcentage des consommateurs qui achètent des produits biologiques pour :

    • La qualité et le gout : 91%
      En effet, nombre de consommateurs se tournent désormais vers des produits dont l'origine et la qualité sont garanties et cherchent à retrouver les saveurs du terroir.

    • Préserver leur santé et acheter des produits sains : 91%
      L'agriculture biologique est un phénomène de société dont l'ampleur s'est accrue au rythme des scandales qui ont touchés l'industrie agro-alimentaire ces dernières années (vache folle, pesticides, OGM...). Ces scandales ont aboutis sur une prise de conscience qui se manifeste en faveur d'un modèle alimentaire pour lequel "la santé de l'Homme est le reflet de la santé de la Terre" Hérachite d'Ephèse -450 av.JC.

    • Préserver l'environnement : 75%
      Depuis quelques années en effet, le consommateurs'interrogeant sur la sécurité alimentaire face à la pollution de l'environnement et aux OGM, s'intéresse d'avantage aux aliments biologiques.
      Ce phénomène s'accompagne d'une mutation culturelle qui modifie les comportements de la société civile en faveur des démarches citoyennes : les consommateurs ont le sentiment de ne rion contrôler dans le monde, et l'achat de produits bio leur donne le sentiment d'avoir exercé un choix, leur permettant d'avoir un certain impact.

    Des produits plus chers :

    En général, le prix de produits biologiques est plus élevé (de 30 à 50%) que le prix de produits provenant de l'agriculture conventionnelle. Des recherches montrent qu'il s'agit d'un coût supplémentaire de 50 à 100€ par moispour un ménage moyen. En outre, il s'avère que les adeptes des aliments biologiques dépensent moins au niveau de leur consommation de viande. Cela leur permet de compenser les dépenses plus importantes engendrées par l'achat d'aliments biologiques.
    Ce prix plus élevé est le résultat de coûts de production plus élevé. Ceux-ci résultent notamment de l'utilisation plus intensive de main d'oeuvre, de la petite taille des entreprises concernées, de l'utilisation de plus grands espaces pour les animaux (élevage extensif) et de plus de surface arable afin d'assurer la rotation des cultures, ainsi que du fait que cette agriculture soit peu subventionnée. Mais les procédés de production en agriculture biologique permettent de diminuer les coûts environnementaux.
    Malgré les prix élevés, 59% des français trouvent normal de payer plus cher les produits biologiques, compte tenu des techniques de production plus exigeantes. Le chiffre monte à 85% chez les consommateurs réguliers. 57% des français seraient prêts à payer plus cher un produit parce qu'il est bio.

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    27 janvier 2008

    Conlusion

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    Il est prouvé que l'agriculture biologique présente un réel bienfait pour l'environnement mais les avis concernant la santé sont partagés et il n'est pas démontré qu'il existe de réelles différences pour le consommateur. Cependant les risques pour le producteur sont beaucoup moins importants en agriculture biologique. L'augmentation des ventes de produits biologiques serait donc dû à une transformation de la société, à une prise de conscience générale concernant l'environnement et l'avenir de la planète et non pas simplement un phénomène de mode. La population est de plus en plus sensibles à l'avenir de la planète et chacun trouve grâce à des mouvements comme les produits biologiques, un moyens de participer positivement au développement de la Terre.

    Posté par tpeagrbio à 10:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

    Lexique

    1Lex

    biodiversité :
    Désigne la diversité du monde vivant. Le mot biodiversité est composé à partir des mots biologie et diversité.

    développement durable :
    Est, selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le Rapport Brundtland :
    « un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de " besoins ", et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »

    écosystème :
    Ensemble formé par une association ou communauté d'êtres vivants et son environnement géologique, pédologique et atmosphérique. Les éléments constituant un écosystème développent un réseau d'interdépendances permettant le maintien et le développement de la vie.

    excrétion :
    Action par laquelle certains organes rejettent au-dehors des matières liquides ou solides. Matière excrétée.

    fertilisant :
    Une substance utilisée en agriculture, en horticulture, et lors des activités de jardiange pour fertiliser un milieu de culture, comme le sol.
    On en distingue deux catégories : les engrais et les amendements.

    engrais :
    Contribuent, par des apports relativement limités en quantité, à la nutrition des plantes, en leur procurant les éléments nutritifs dont elles ont besoin pour se développer et demeurer saines, et qui peuvent se trouver en quantité insuffisante dans le sol. Ils peuvent se présenter sous des formes et des conditionnement variés selon leur nature, chimique, minérale, organique, et leur état physique, solide, liquide voire gazeux. Leur application se fait sous des formes adaptées.

    Les amendements :
    Substances que l'on ajoute, généralement en grande quantité, aux sols pour améliorer leur qualité physique (structure), chimique (acidité) et biologique (humus). Généralement, il s'agit d'amendements calcaires, qui agissent sur les qualités physiques et chimiques du sol (notamment en augmentant le pH), établissant ainsi un milieu plus propice au développement des cultures, ou d'amendements organiques, qui améliorent la structure chimique du sol par l'apport d'humus et qui favorisent la vie microbienne du sol. Les amendements contiennent souvent des quantités non négligeables d'éléments nutritifs et sont parfois assimilés à des engrais.

    OGM : 
    Organisme dont le matériel génétique a été modifié par l'introduction d'un ou de plusieurs gènes étrangers afin de lui conférer une caractéristique nouvelle ou améliorée qui sera transmissible a la descendance.

    matière organique :
    Matière carbonée produite en général par des êtres vivants , végétaux, animaux, ou micro-organismes. Il s'agit par exemple des glucides, protides et lipides. À la différence de la matière minérale, la matière organique est souvent biodégradable. Elle peut ainsi être facilement recyclée en compost ou en biogaz.

    pesticides :
    Toutes les substances naturelles ou de synthèse capables de contrôler, d'attirer, de repousser, de détruire ou de s'opposer au développement des organismes vivants (microbes, animaux ou végétaux) considérés comme indésirables pour l'agriculture, l'hygiène publique (par exemple les cafards dans les habitations), la santé publique (les insectes parasites (poux, puces) ou vecteurs de maladies telles que le paludisme et les bactéries pathogènes de l'eau détruites par la chloration), la santé vétérinaire, ou les surfaces non-agricoles (routes, aéroports, voies ferrées, réseaux électriques...).

    Posté par tpeagrbio à 18:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]